Abdelaziz-Rahabi-diplomate-algerien

L’ex-ministre de l’information Abdelaziz Rahabi est revenu, au cours de cette semaine, sur la crise qui a secoue la chambre basse de APN algérien depuis plusieurs semaines, ainsi que l’affaire des cinq généraux major placés sous mandat de dépôt par devant le juge d’instruction près du tribunal militaire de la 1 ère région militaire a Blida.

Dans un entretien accordé le 17 octobre au quotidien arabophone El-Khabar, M.Rahabi a précisé que la crise qui secoue l’Assemblée populaire nationale (APN) depuis plusieurs semaines, est directement liée à la question du cinquième mandat de l’actuel président algérien  M. Abdelaziz Bouteflika. « Il y a une conviction au sein des partis de la majorité parlementaire que le chef de l’État ne se présentera pas pour un cinquième mandat », a déclaré l’ancien ministre, ajoutant que les députés qui ont enclenché la procédure de destitution du président de l’APN M. Saïd Bouhadja auraient dû se concentrer sur « la préparation des futures élections au lieu de se livrer à une guerre de positionnement à l’intérieur et à l’extérieur des institutions ».

S’agissant de emprisonnement  récemment  des cinq généraux-majors dans le cadre d’une affaire d’abus de fonction et de trafic d’influence, l’ex-ministre a déclaré qu’« en principe il est inadmissible de botter en touche face à la corruption quel que soit le secteur ou le niveau où elle se trouve ». «Cependant, la question qui nous fait peur est l’instrumentalisation politique de ce problème, qui m’amène à soulever plusieurs questionnements quant au timing de cette opération anti corruption alors que nous sommes à six mois de l’élection présidentielle » a-t-il précisé.

« Il y a certainement des parties qui exploitent cette affaire dans le but d’affaiblir l’institution militaire dans la phase actuelle, compte tenu que cette dernière est le pivot autour duquel pourrait se transformer le système politique basé sur la légitimité révolutionnaire vers un autre fondé sur celle du savoir de la démocratie et de la technologie » a conclu M. Abdelaziz Rahabi.

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