belaid abdelaziz

AVEC L’ANNONCE DE LA CANDIDATURE DE ABDELAZIZ BELAÏD

Le coup d’envoi pour l’organisation des présidentielles est donné. La liste des candidats s’est allongée, d’autres laissent supposer une prochaine annonce officielle de leur participation à l’échéance, au moment où l’administration se prépare activement à l’organisation technique de l’événement.

Alger – La traditionnelle révision des listes électorales s’ouvre, donc, aujourd’hui, et se déroulera tout au long du mois d’octobre, a fait savoir ce week-end le ministère de l’Intérieur en fournissant tous les détails nécessaires au bon déroulement de l’opération. Et c’est durant cette même période que Abdelaziz Belaïd, président du Front El-Moustakbal, a publiquement dévoilé son intention de se porter candidat aux présidentielles tout comme l’avaient fait avant Nacer Boudiaf et le coordinateur du MDS (Mouvement démocratique et social). Ces annonces interviennent dans un contexte marqué par l’intensification des appels à un cinquième mandat.

Ils émanent de toutes parts, drainés par le discours du Secrétaire général du Front de libération nationale auquel semble officiellement incomber le rôle de locomotive dans le processus en cours. Il y a plusieurs semaines que Ould-Abbès a posé les jalons de la démarche à suivre, celle qui consiste essentiellement à continuer à s’unir autour du président Bouteflika appelé avec insistance à briguer un nouveau mandat. Pour les besoins de la cause, une paix a été décrétée avec Ahmed Ouyahia, SG du RND, et les deux hommes sont apparus échangeant une poignée de main symbolique.

Les organisations gravitant autour de ce cercle ont bien capté le message et réagissent en marquant publiquement leur adhésion à l’appel lancé pour un cinquième mandat. Certains le font cependant à travers des déclarations qui feront date. C’est le cas du président Mohamed Benhamou, président du parti El Karama, lequel insinuait la nécessité d’obtenir une contre partie à son soutien au président de la République.

El-Karama fait en tous les cas partie d’un groupe de petites organisations politiques dénommé stabilité et réformes également uni autour du projet présidentiel. Ce dernier a officiellement proclamé son soutien à une nouvelle candidature de Bouteflika tout comme l’a annoncé vendredi l’ANR (Alliance nationale républicaine) de feu Rédha Malek. Quelques jours auparavant, Moussa Touati président du Front national algérien (ANR) annonçait de son côté sa volonté «d’organiser une marche pour soutenir le cinquième mandat».

Amara Benyounès, président du MPA (Mouvement populaire algérien) se démarque du lot et préfère la prudence. Pour ce dernier, les cartes ne sont pas encore jouées et s’interdit de faire du suivisme ou de se laisser «dicter» une quelconque position. Une allusion directe aux partis de la majorité, et au SG du FLN en particulier, accusé de vouloir imposer sa politique. La machine électorale se met en place alors que se poursuit le silence officiel sur l’intention du président de la République ouvrant la voie à toutes sortes d’analyses et de projections sur la manière dont se déroulera l’évènement. Le fait ne constitue cependant pas un précédent, durant les quatre mandats écoulés, l’officialisation de la candidature de Bouteflika n’a a été rendue publique que tardivement.
A. C. 

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