L’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, pourrait bientôt retrouver son poste à Alger. Rappelé à Paris en pleine crise diplomatique en avril 2025, il fait l’objet d’une polémique récente liée à un reportage diffusé début 2026. Le président Abdelmadjid Tebboune a toutefois rassuré le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lors de sa visite les 16 et 17 février 2026 : le diplomate est le bienvenu.
Cette annonce intervient après 18 mois de tensions graves entre Paris et Alger. Les relations bilatérales ont connu une quasi-rupture, marquée par des rappels d’ambassadeurs et des suspensions de coopérations. La visite de Nuñez à Alger vise à relancer le dialogue sécuritaire et migratoire, deux priorités françaises. Tebboune a accueilli le ministre avec cordialité, ouvrant la porte à une normalisation.
Ce possible retour de Romatet symbolise un tournant. Il dépend des conditions politiques fixées par le président français Emmanuel Macron. Les enjeux sont multiples : mémoire coloniale, Sahara occidental, migration et sécurité. Ce geste pourrait apaiser une relation stratégique pour les deux pays.
Contexte de la crise diplomatique
La crise franco-algérienne s’est intensifiée depuis juillet 2024. Alger a retiré son ambassadeur à Paris en protestation contre la position française sur le Sahara occidental. En avril 2025, Stéphane Romatet a été rappelé pour consultations après des expulsions mutuelles de diplomates.
Un reportage de France 2 diffusé début 2026 a ravivé les tensions. Alger a dénoncé la participation de Romatet comme incompatible avec ses fonctions, le déclarant indésirable. Le diplomate a brisé le silence en janvier 2026 sur RFI, évoquant une “quasi-rupture” des relations.
Les obstacles persistent : détention du journaliste français Christophe Gleizes depuis juin 2025 et un projet de loi algérien criminalisant la colonisation. L’Algérie refuse aussi les réadmissions de ressortissants sous OQTF, bloquant la coopération migratoire.
La visite clé de Laurent Nuñez
Les 16 et 17 février 2026, Laurent Nuñez s’est rendu à Alger. Reçu par Tebboune, il a qualifié l’entretien de succès pour relancer la coopération sécuritaire.
Nuñez a insisté sur la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et la migration irrégulière. “J’ai confiance dans le rétablissement des relations sécuritaires”, a-t-il déclaré. Tebboune l’a assuré : Nuñez est le bienvenu, et des résultats sont attendus.
Cette visite suit des canaux rétablis en novembre 2025 avec Anne-Marie Descôtes. Elle prépare un dégel, comme l’accréditation récente de neuf diplomates algériens par Paris en mars 2026.
Enjeux sécuritaires et migratoires
- Sécurité : Reprise des échanges contre le terrorisme et les réseaux criminels.
- Migration : Réadmission des OQTF, suspendue depuis avril 2025 (35 par semaine auparavant).
- Économie : Fin des obstacles aux entreprises françaises, accusées de boycott.
Position de Stéphane Romatet
Rappelé depuis avril 2025, Romatet n’a pas regagné Alger. En janvier 2026, il a fixé deux priorités : sécurité et migration. Son retour dépend de Macron, une fois les conditions remplies.
Alger l’a jugé persona non grata après le reportage, mais la visite de Nuñez change la donne. Tebboune a implicitement levé cet obstacle en rassurant Nuñez.
Perspectives d’un rapprochement
Récemment, des signes positifs émergent. En mars 2026, Paris accrédite neuf diplomates algériens, finissant un blocage d’un an. Un cardinal français note une “volonté de paix” : “Prétendre divorcer est une illusion”.
Les relations restent liées par l’histoire et les intérêts méditerranéens. Un retour de Romatet marquerait un engagement concret.
Ce dégel pourrait s’étendre à l’économie et la mémoire. Mais des dossiers comme Gleizes et la colonisation freinent encore.
Conclusion
Le possible retour de Stéphane Romatet à Alger illustre un virage dans la crise franco-algérienne. Tebboune a ouvert la porte lors de la visite de Nuñez en février 2026, après 18 mois de tensions. Coopération sécuritaire et migratoire reprennent, avec des gestes comme les accréditations diplomatiques.
Les défis persistent : mémoire historique, Sahara et migrations# Retour imminent de l’ambassadeur de France en Algérie : Tebboune lève le voile
L’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, pourrait bientôt reprendre son poste à Alger. Rappelé à Paris en pleine crise diplomatique en avril 2025, il fait l’objet d’une polémique récente liée à un reportage diffusé début 2026. Le président Abdelmadjid Tebboune a cependant rassuré le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, lors de sa visite les 16 et 17 février 2026 : le diplomate est le bienvenu.
Cette annonce survient après 18 mois de tensions graves entre Paris et Alger. Les deux pays ont connu une quasi-rupture des relations, marquée par des rappels d’ambassadeurs et des suspensions de coopérations. La visite de Nuñez marque un dégel, avec des discussions sur la sécurité et la migration. Tebboune a exprimé son ouverture, confirmant que Romatet n’est plus indésirable.
Les enjeux sont multiples : coopération sécuritaire, gestion migratoire et obstacles économiques. Paris attend des gestes concrets d’Alger pour normaliser les liens. Ce possible retour symbolise une volonté de paix, même si des défis persistent comme la détention de journalistes ou des projets de loi controversés.
Contexte de la crise diplomatique
La crise franco-algérienne s’est intensifiée depuis juillet 2024. Alger a retiré son ambassadeur à Paris en protestation contre la position française sur le Sahara occidental. En avril 2025, Stéphane Romatet a été rappelé pour consultations après des expulsions mutuelles de diplomates.
Un reportage de France 2 diffusé début 2026 a ravivé les tensions. Alger a dénoncé la participation de Romatet comme une violation du devoir de réserve, le déclarant temporairement persona non grata. Des sources indiquent que le documentaire incluait des critiques virulentes contre Tebboune, tenues par un opposant exilé.
Malgré cela, des canaux de communication se sont rouverts fin 2025. La visite d’Anne-Marie Descôtes en novembre 2025 a marqué un premier pas.
La visite décisive de Laurent Nuñez
Les 16 et 17 février 2026, Laurent Nuñez s’est rendu à Alger. Reçu par Tebboune, il a discuté coopération sécuritaire et migratoire. Nuñez a qualifié l’échange de positif, visant à relancer une “coopération de très haut niveau”.
Tebboune a affirmé : “S’il veut venir, il est le bienvenu”, en référence à Nuñez, mais le contexte inclut Romatet. La rencontre a duré deux heures et s’est déroulée dans une atmosphère cordiale.
- Priorités françaises : reprise de la réadmission des OQTF (35 par semaine en temps normal) et lutte antiterroriste.
- Gestes algériens attendus : mesures concrètes sur la migration et la sécurité.
Déclarations de Tebboune sur Romatet
Selon des informations fiables, Tebboune a explicitement levé l’opposition au retour de Romatet. Lors des discussions avec Nuñez, il a assuré que le diplomate français est à nouveau bienvenu.
Romatet lui-même, interrogé par RFI en janvier 2026, a indiqué que son retour dépend des conditions politiques décidées par Macron. Il a salué les gestes algériens, comme l’invitation à Nuñez.
Ce dégel suit l’accréditation par Paris de neuf diplomates algériens en mars 2026, signe d’apaisement mutuel.
Enjeux sécuritaires et migratoires
La coopération sécuritaire est cruciale. Les deux pays luttent contre le terrorisme au Sahel et les trafics de drogue.
La migration irrégulière pèse sur Paris, avec des pressions internes.
Obstacles persistants aux relations
Des points bloquants demeurent. La détention du journaliste français Christophe Gleizes depuis juin 2025 est un irritant. Alger lie cela à l’affaire d’un agent consulaire impliqué avec un opposant.
Un projet de loi algérien criminalisant la colonisation française pose problème. Des mesures économiques discriminatoires contre les entreprises françaises sont dénoncées par Romatet.
Récemment, en mars 2026, Alger a retiré l’exigence d’excuses françaises de ce projet, un geste positif.
Perspectives d’un retour à la normale
Le retour de Romatet pourrait symboliser la fin de la crise. Paris et Alger ont des intérêts liés : énergie, Méditerranée, Sahel. Un cardinal français note une “volonté de paix”.
Cependant, la normalisation exige des actes concrets. Les prochaines semaines diront si les promesses se concrétisent.
En conclusion, les assurances de Tebboune ouvrent une porte au retour de Stéphane Romatet, après une visite clé de Nuñez. Ce geste s’inscrit dans un dégel prudent, malgré des tensions résiduelles sur la migration et la mémoire coloniale. Les relations franco-algériennes, stratégiques pour les deux nations, pourraient entrer dans une phase pragmatique. Reste à voir si Paris et Alger tiendront leurs engagements. Quelles seront les prochaines étapes diplomatiques ? Un sommet bilatéral est-il envisageable d’ici l’été 2026 ?

















