Le président Abdelmadjid Tebboune a présidé jeudi 5 mars 2026 une réunion cruciale sur l’avancement des mégaprojets stratégiques en Algérie. Ces initiatives, centrées sur la ligne minière Est, la mine de phosphate, l’extraction de zinc à Oued Amizour, la route transsaharienne et la ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset, visent à diversifier l’économie au-delà des hydrocarbures. À quelques jours du lancement effectif fin mars, Tebboune a insisté sur l’accélération des travaux pour respecter les délais. Ces projets promettent des milliers d’emplois, une hausse des exportations et un développement régional marqué. Dans un contexte de croissance hors hydrocarbures, l’Algérie mise sur ses ressources minières pour booster son PIB. Cette réunion reflète la volonté politique de transformer les gisements en leviers économiques durables.
Contexte des mégaprojets miniers
L’Algérie dispose de vastes réserves minières inexploitées, comme le phosphate à Tébessa et le zinc à Béjaïa. Tebboune pousse depuis 2025 une stratégie nationale pour leur valorisation, avec des investissements publics massifs. La réunion du 5 mars examine l’état d’avancement avant l’exploitation commerciale fin mars 2026. Ces chantiers s’inscrivent dans un plan plus large de diversification économique, face à la volatilité des prix du pétrole. Des ministres et experts ont rapporté des progrès satisfaisants, malgré des défis logistiques.
La ligne minière Est : colonne vertébrale du phosphate
Avancement et enjeux techniques
La ligne minière Est, longue de 422 km, relie les mines de phosphate de Bled El Hadba (Tébessa) au port d’Annaba. Les travaux progressent bien : 175 km restants en février, avec un programme spécial pour le Ramadhan 2026. Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Djellaoui, a ordonné un rythme accéléré, incluant ballast et électrification. Tebboune vise l’arrivée du phosphate à Annaba fin 2026 ou début 2027.
Impact économique attendu
Ce projet permettra de transporter 10 millions de tonnes de phosphate par an. La production nationale passera de 2,5 à 10,5 millions de tonnes d’ici fin 2026, boostant les engrais pour export. Des usines à Tébessa et Souk Ahras transformeront le minerai, créant des milliers d’emplois locaux.
| Projet | Longueur | Taux d’avancement (fév. 2026) | Objectif |
|---|---|---|---|
| Ligne minière Est | 422 km | ~58% (247 km faits) | Fin 2026 |
| Phosphate intégré | Multi-wilayas | En phase industrielle | 10,5 Mt/an |
Mine de phosphate : vers l’autosuffisance en engrais
Le projet intégré de phosphate à Bled El Hadba associe extraction et transformation. Sonarem et Sonatrach coordonnent avec des partenaires étrangers pour des usines d’engrais à Ouad Keberit. En mars 2026, la production explosera, positionnant l’Algérie parmi les top exportateurs mondiaux. Des tunnels souterrains protègent l’environnement lors du transport. Tebboune suit mensuellement pour lever les obstacles.
Extraction de zinc à Oued Amizour : un gisement mondial
Réserves et production prévue
La mine de zinc-plomb de Tala Hamza-Oued Amizour (Béjaïa) compte 34-35 millions de tonnes de réserves exploitables, l’une des plus grandes au monde. Elle produira 2 millions de tonnes de minerai/an, soit 170 000 tonnes de concentré zinc et 30 000 tonnes de plomb. Lancement officiel fin mars 2026, après concession en 2024.
Suivi présidentiel
Tebboune a fixé mars comme deadline dès janvier, avec suivi quotidien. Une usine de transformation ajoutera de la valeur pour l’export. Ce projet créera emplois et développement local à Béjaïa.
Route transsaharienne et ligne Alger-Tamanrasset
La route transsaharienne Alger-Lagos (9 400 km) atteint 97% d’achèvement au Niger, favorisant le commerce africain. Elle dynamisera les échanges régionaux et la ZLECAf.
La ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset (2 039 km) sera inaugurée en 2028, avec Alger-Adrar fin 2026. Vitesse jusqu’à 220 km/h, elle reliera Nord et Sud, boostant agriculture et tourisme.
- Avantages : Réduction des coûts logistiques, emplois (milliers), diversification revenus.
- Défis : Météo, coordination inter-wilayas.
Perspectives et défis à venir
Ces mégaprojets marquent un tournant pour l’Algérie, avec des retombées estimées en milliards de dollars via exportations minières. Tebboune impulse une accélération pour 2026-2027, mais des questions persistent : respect des délais environnementaux, formation des travailleurs, partenariats stables. Succès dépendra d’une coordination gouvernementale renforcée. L’exploitation fin mars ouvrira une ère de croissance minière, réduisant la dépendance aux hydrocarbures. Quels impacts sur l’emploi local et l’environnement ? L’avenir dira si l’Algérie devient un géant minier régional.

















