L’Algérie et l’Union européenne ont conclu avec succès, le 11 mars 2026, les négociations sur la participation de l’Algérie au programme PRIMA pour 2025-2027. Alger s’engage à investir 6 millions d’euros dans ce partenariat dédié à l’eau, à l’agriculture durable et à la sécurité alimentaire en Méditerranée.
Cet accord, paraphé en ligne par Abderrahmane Yousfate du ministère algérien de l’Enseignement supérieur et Nienke Buisman de la Commission européenne, renforce une coopération lancée en 2018. Il ouvre la porte à une pleine participation des universités, centres de recherche, ONG et entreprises algériennes aux projets PRIMA.
Pourquoi cet engagement ? La région méditerranéenne fait face à des défis croissants : pénurie d’eau, changements climatiques et besoin de systèmes alimentaires résilients. PRIMA, avec 20 pays participants dont l’UE, vise des solutions innovantes. Depuis 2018, l’Algérie a déjà contribué à 99 projets sur 269, pour 12,4 millions d’euros au total (5,1 millions de l’UE, 7,3 millions d’Alger).
Qu’est-ce que le programme PRIMA ?
PRIMA signifie Partenariat pour la recherche et l’innovation dans la région méditerranéenne. Lancé en 2018 sous Horizon Europe, il rassemble 20 pays pour affronter les crises liées à l’eau, l’énergie, l’alimentation et les écosystèmes (nexus WEFE).
Le programme finance des projets sur :
- La gestion intégrée de l’eau.
- L’agriculture durable face au climat.
- La sécurité alimentaire et la productivité.
Son but ? Développer des innovations adaptées à la Méditerranée, où la sécheresse menace 60% de la population. L’UE fournit un cofinancement clé, complété par les contributions nationales comme celle de l’Algérie.
L’historique de la coopération Algérie-UE dans PRIMA
L’Algérie participe à PRIMA depuis son origine. Sur 269 projets financés, 99 impliquent des entités algériennes, avec un financement total de 12,4 millions d’euros.
Deux projets sont même coordonnés par des organismes algériens. Parmi les exemples :
- FREECLIMB : Résilience des cultures fruitières au changement climatique (École Nationale Supérieure Agronomique).
- PLANT-B : Systèmes mixtes cultures-abeilles (Institut National de la Recherche Agronomique d’Algérie).
| Période | Projets algériens | Financement total (€) | Part UE (€) | Part Algérie (€) |
|---|---|---|---|---|
| 2018-2024 | 99 sur 269 | 12,4 millions | 5,1 millions | 7,3 millions |
| 2025-2027 | À venir | Dont 6 millions Algérie | Cofinancé UE | 6 millions |
Ces chiffres montrent un engagement croissant d’Alger.
Les enjeux pour l’Algérie et la Méditerranée
L’Algérie, avec ses zones arides et sa dépendance à l’agriculture, a tout à gagner. La pénurie d’eau touche 80% de son territoire. PRIMA aide à innover : irrigation efficace, cultures résistantes, chaînes alimentaires durables.
Dans la région, les défis s’aggravent. Les sécheresses de 2023-2025 ont réduit les récoltes de 20-30% dans plusieurs pays méditerranéens. Le programme cible cela via des recherches appliquées.
Experts soulignent l’importance. « Cet accord renforce la priorité commune sur le développement durable via la science », note la Commission européenne. Pour l’Algérie, c’est un levier pour la souveraineté alimentaire et l’export agroalimentaire.
Nouvelles perspectives avec l’accord 2025-2027
L’accord, conclu le 11 mars 2026, attend les étapes finales pour entrer en vigueur. Une fois approuvé, les entités algériennes participeront pleinement aux appels à projets.
L’investissement de 6 millions d’euros d’Alger complète les fonds UE. Cela booste les candidatures mixtes euro-méditerranéennes. Des journées d’information en Algérie (Alger, Oran, Constantine) ont déjà boosté les participations passées.
Autres pays comme le Maroc ou la Tunisie participent aussi, favorisant des consortia régionaux.
Impacts concrets et réactions
Les projets PRIMA ont des retombées tangibles. En Algérie, des avancées en microbiomes végétaux (PROSIT) ou en élevage durable (CAMEL-SHIELD) améliorent la productivité.
La presse algérienne salue l’initiative : « Ressources vitales : l’Algérie contribue avec 6 millions d’euros ». À Bruxelles, on y voit un signe de « prospérité par l’innovation ».
INRAE (France) compte 18 partenaires algériens dans 13 projets PRIMA antérieurs, avec 319 co-publications depuis 2015 en agronomie et écologie. Cela renforce les liens bilatéraux.
Conclusion
L’accord PRIMA 2025-2027 marque un nouveau chapitre dans la coopération Algérie-UE. Avec 6 millions d’euros investis par Alger, le programme cible eau et sécurité alimentaire, piliers pour la Méditerranée.
Perspectives ? Plus de projets innovants, coordination accrue et résilience climatique. Mais des questions persistent : délais d’entrée en vigueur, priorités des prochains appels, impact mesurable sur l’agriculture algérienne. Suivons les avancées pour voir ces investissements transformer le quotidien.